Rose brique

Comme Toulouse, Albi mérite le surnom de «Ville rose», induit par l'usage à grande échelle de la brique et de la tuile romaine.


À l’époque romane, on construisait en pierre à Albi, comme en témoigne la base du clocher nord et les murs latéraux de Saint-Salvi, par lesquels a commencé l’édification de la collégiale.


À la suite des guerres, on avait besoin de construire très vite avec des matériaux disponibles et peu chers. L’art de construire en brique est donc avant tout le résultat de la recherche d’un dispositif ingénieux de construction rapide, solide et économique, qui offrait des commodités de stockage et de manutention sur le chantier.

Le plus rapide pour la construction était le pan de bois : on montait très vite la structure en bois que l’on remplissait de briques. L’argile était foulée et malaxée aux pieds ou à la main. Après être devenue homogène, elle était moulée dans des cadres de bois, lissée à la main, puis séchée pendant plusieurs semaines avant la cuisson.

 

Certaines briques portent d’ailleurs encore des traces de doigts dues à leur préhension avant le passage au four. Ceux-ci étant de grandes constructions, la cuisson des briques n’était pas homogène ce qui explique que l’on rencontre des palettes de ton rouge clair, rosé, beige-rosé, jusqu’au noir pour les briques les plus cuites. 

 

La brique est aussi un matériau très esthétique qui engendre des variations chromatiques selon la lumière et les saisons. On trouve à Albi l’emploi d’un module particulier que l’on nomme « brique foraine ». Ces termes proviendraient du fait que la brique était cuite dans un four et de meilleure qualité par opposition aux briques crues, ou bien du fait qu’on la vendait essentiellement dans les foires.



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